1.
Le gastronome. Version courte
Le gastronome. Version longue
Rêves dans les fers Tragi-comédie en 3 actes
Correspondance avec le Président de la République
2.
Le gastronome. Version courte.
J’entre dans mon restaurant habituel. C’est midi.
Normalement, le resto est très animé à cette heure ; il y a des étudiants et même des fonctionnaires.
Mais pas aujourd’hui. L’endroit est vide, pas un bruit dans la cuisine, seulement un client dans un coin
obscure. Très étrange.
L’homme est gros et obèse. Il mange un énorme morceau de viande qui semble être une jambe de porc.
Il mange bruyamment, la sauce coule sur son menton.
Pas de finesse, il doit être belge.
Je m’assieds, j’attends.
L’homme me dit : « Hier, j’étais à Moscou. Je préfère là-bas car les gens sont plus gras. »
Je ne le comprends pas. Il continue : « Il y a eu un chef, des serveurs, une vingtaine de clients depuis que
je suis arrivé. Ils sont tous assez maigres. Ben, c’est les français pour vous. Je pense que je vais me rendre
à Port Louis demain. Mes amis m’ont dit qu’on y mange bien. »
Il est probablement un homme d’affaires, voyageant beaucoup.
Il dit : « J’ai assez mangé. »
Mais, j’ai faim. Je lui demande où sont les serveurs.
Il semble ne pas entendre. Il rote. Il me regarde et il dit : « Peut-être que je vais prendre un dessert. »
Et il s’approche de moi.
3.
Le gastronome. Version longue.
J’entre dans mon restaurant habituel. C’est midi. J’ai une faim de loup.
Normalement, le resto est très animé à cet heur ; il y a des étudiants, des professeurs, des fonctionnaires
et des touristes. Il se situe à côté de la Sorbonne et on y voit aussi des intellos, des écrivains, des gens
qui sont passionné de parler, 2 ou 3 à la fois.
Un romancier assez bien connu, Patrick Modiano, dans ce même resto a écrit un roman, dont l'histoire se
passe dans cet établissement. Le roman s’agit d’une personne mystérieuse, une fille intrigante, réservée ;
les clients tentent de découvrir son identité. Si je me rappelle bien je pense qu'elle se révèle être une
espionne hongroise et qu'elle a été étranglé à la table numéro 15 par un assassin argentin.
40 ans de cela l’écrivain Sartre était un client fréquent, trônant à la table numéro 6, à côté de son propre
distributeur de cigarettes.
Brassens avait le numéro 8 comme sa table habituelle. C’est là où il a composé sa fameuse chanson
intitulée « Ma folle, folle vie». Il va comme cela (imaginez les « e »s à la fin des mots accentués et les
« r »s roulés) :
Entre deux bouffées de pipe
J’ai un bol de tripes
Puis trois verres de vin
Pour rincer les reins
Un pipi dans la Seine
Je prends ma guitare
Je fume un cigare
A nouveaux je mange
Je suis aux anges
Je fume, je bois
Deux cognacs ou trois
C’est la vie pour moi
Je vis comme un roi
Ma félicité est irrémédiable
Toute peine peut aller au diable.
Et qui peut oublier le film « Le café d’amour » ? Un succès fou des années 30s, dont la plupart a été tourné
ici. Simone Signoret joue une serveuse qui est en réalité une duchesse déguisée afin de trouver son vrai
amour. Jean Gabin est matelot, récemment rentré de l’Orient avec le cœur brisé.
Fernandel est son meilleur ami, un pauvre vendeur de crêpes, bonhomme, bon vivant, toujours heureux
qui adore les filles et la vie de bohème.
Il chante :
Je siffle et je danse
J’ai toujours de la chance
Les serveuses sont belles
Je flirte avec elles
Il faut que je confesse
J’adore leurs fesses
Elles me donnent des gifles
Mais je danse et siffle.
Signoret et Gabin tombent amoureux. Signoret fait convertir ses châteaux aux orphelinats pour chiens
abandonnés. Ils deviennent bouquinistes sur la Rive Gauche.
Fernandel se rend en Amérique et devient propriétaire d’une chaîne des crêperies. Il est riche mais pas
plus heureux.
La nourriture est très délicieuse est n’est pas coûteuse. On dit que le chef a déjà eu deux restaurants trois
étoiles à Michelin, pourtant il a passé du temps en prison pour avoir frappé un client qui a ajouté de sel à
un plat.
Ces temps-ci, il est généralement calme. Il crie et jure beaucoup, mais il ne bat que le sous-chef et pas
plus que 2 fois par jour.
Les serveurs sont efficaces, rapides, amicales. Ils chantent et sifflent les vieilles chansons françaises,
de Brassens, de Renaud, de Bourvil.
En général, l’endroit est en effervescence.
Mais pas aujourd’hui. Il est vide, le silence règne, pas un bruit dans la cuisine, personne autour des tables,
seulement un client dans un coin obscure. Bizarre, bizarre.
L’homme est vêtu en noir. Il est gros et gras. D’abord il semble être Depardieu, mais c’est impossible. Il est
midi et l’homme n’a pas encore l’air d’être ivre.
Il mange un énorme morceau de viande qui semble être une jambe de porc. Il mange vite et bruyamment,
la sauce coule sur son menton. Pas de finesse, il doit être belge.
Je m’assieds, j’attends.
L’homme me dit : « Hier, j’étais à Moscou. Je préfère là-bas, les gens sont plus gras. »
Je ne le comprends pas. Il continue : « il y’avait un chef, des serveurs, une vingtaine de clients pendant
que je suis ici. Ils sont tous assez minces. Ben, c’est les français pour vous. Je pense que je vais me
rendre à Port Louis demain. Mes amis m’ont dit qu’on y mange bien. »
Je pause. Port Louis, c’est la capitale de l’ile Maurice, il a été mentionné dans les journaux récemment.
Il y avait des disparitions mystérieuses, en plein jour, les gens complètement disparus, sans aucune trace.
Attention, je le dis, il y a quelque chose étrange là-bas ces jours-ci. Avez-vous lu les journaux ?
Il répond : « Non, mais mes amis me tiennent au courant ».
Il finit son repas et il se mit à ronger et à avaler les os. Mon dieu, il est grand mangeur !
Il est probablement un homme d’affaires, voyageant beaucoup. Je lui demande ce qu’il fait comme travail.
Il dit : « On peut dire que je suis voyageur gastronomique professionnel ». Il ajoute : « On arrive, on visite
quelques restaurants, on part avec de bons souvenirs et un estomac rempli ».
Je trouve que c'est un bon boulot, ça va de soi.
Il dit : « J’ai assez mangé. »
Mais, j’ai faim. Je lui demande où sont les serveurs.
Il semble ne pas entendre. Il rote, il se lèche les lèvres. Belge, sans doute. Il me regarde et il dit : « Peut-être
je vais prendre un dessert. »
Il se lève et il s’approche de moi.
4.

Les abribus en béton iconiques de Canberra sont en danger de disparaitre. Les arrêts de bus à Canberra
ont été soumis à un remodelage draconien et les vieux abris sont en train d’être enlevés et remplacés par
de nouveaux, qui sont construits d’aluminium et de verre.
Les vieux abribus en béton ronds, couleur crème ou orange, avec leurs deux petits hublots à côté de
l’entrée, sont des icônes significatives de Canberra.
Conçu par l’architecte local Clem Cummings, les abribus sont apparus aux arrêts d'autobus de Canberra
en 1975.
Ils ont été construits pendant la période de « Brutalisme » de l'architecture international. Brutalisme est le
nom donné à un style d'architecture qui est né du Modernisme dans les années d’après-guerre et s'est
épanoui dans les années 1960 et 1970 et qui est caractérisé par l’utilisation intensive de béton dépouillé.
Canberra a beaucoup de beaux exemples de ce genre d’architecture, notamment les bâtiments du Cour
suprême et de la Galerie national d’arts. Les abribus sont des charmants exemplaires modestes de ce
mouvement architecturel.
Après presque de 40 ans d’utilisation, la plupart des abris manquent leurs hublots. Les structures
eux-mêmes restent fortes, ils n’ont pas détériorées. Mais il y avait de plaintes croissantes : les abris sont
insuffisants, ils ne protègent pas de la pluie et du vent, ils sont humides et obscures. Certains se plaignent
même de l’aspect dépassé et de la laideur supposée de ces édifices.
Beaucoup de ces plaintes sont malavisés. Les abris ont beaucoup d’importance historique, ils
appartiennent à la mémoire communale de notre ville, ils font partie de l’identité de notre communauté.
Ils ne sont certainement pas laid – ils sont parfaitement proportionnés, ils ont une forme organique. Ils
évoquent à la fois les humbles cabanes d’autrefois, les grottes protectrices de la préhistoire et la moderne
chapelle célèbre de Le Corbusier.
Ils constituent que l’on appelle « petit patrimoine » ou « patrimoine vernaculaire », à savoir des objets
dans la vie de tous les jours.
Les abribus historiques doivent être protégés et préservés pour les générations futures. Même s’ils
doivent être remplacés, ils peuvent être réutilisés, peut-être aux cours de récréation.
Certains d’entre eux doivent être restaurés et exhibés aux musées.
5.
L’Australie continentale doit être connectée à Tasmanie avec un pont maritime à travers le détroit de Bass.
Ce projet relierait l’état le plus petit et le moins industrialisé de la nation au principale corridor économique
du pays, à savoir l’axe Brisbane-Sydney-Canberra-Melbourne, ou plus de la moitié de la population réside.
Ce serait un projet immense. Les chercheurs, les inventeurs et les ingénieurs doivent élaborer une
multitude de nouveaux technologies et nouvelle idées. Le pont aura besoin de matériaux améliorés, très
durables mais pas trop chères à produire et assez rapide à assembler. La construction donnerais emploi à
milliers de travailleurs et assisterai le développement économique, sociétal et technologique de notre pays.
L’ile de Tasmanie a été liée au continent jusqu'à la fin de la dernière période glaciaire il y a 10,000 ans.
L’isthme a été couvert par l’élévation du niveau de la mer lorsque la plupart de la glace qui couvrait la
surface de la terre a fondu.
Il y a déjà quelques ponts transocéaniques super-longs. Le plus long au moment est le pont de la baie
de Hangzhou en Chine, mesurant 36 km de longueur. Il était ouvert à la circulation en 2008, reliant
Shanghai et Ningbo, les deux plus grandes zones portuaires de Chine. Il compte deux fois trois voies routières.
La plupart du pont est peut-être 20 mètres au-dessus du niveau de l’eau, avec deux arches principales
qui permettent le passage des grands bateaux.

Le détroit de Bass a des conditions similaires, la même profondeur de l’eau – environ 50 m - et des
conditions météorologiques semblables à la baie de Hangzhou. La principale différence est la masse
d’eau à être traversée ; notre détroit est beaucoup plus grand. La distance entre le continent et la
Tasmanie est 240 km, avec des grandes îles entre eux. Le pont doit passer plusieurs de ces iles, un fait
qui simplifie le problème ; il y aurait plusieurs ponts plus courts au lieu d’un méga-pont.

Il y a eu beaucoup d’expérience dans cette dernière décennie, particulièrement en Chine, avec la
construction des méga-ponts. De plus, les technologies utilisées avec les plateformes pétrolières, dont
il y a un grand nombre dans le détroit, a résulté a un savoir-faire avancé. Si nous ajoutons les
compétences de gestion, l’ingéniosité et la recherche scientifique bien-organisée de l’Australie, peut-être
la Tasmanie ne sera pas au but de la terre pour longtemps.
6.
M et Mme Lapin étaient français et fiers de l’être.
Ils vivaient dans un parc de Paris.
Ils aimaient manger des carottes françaises.
Toute sa vie adulte, M Lapin était fonctionnaire au Ministère des Légumes, Division Carotte.
On pourrait dire que la carotte était sa vie.
Un jour, il était en train de lire La Carotte Hebdo quand son attention fut attirée par l’éditorial.
L’article était sur le développement de la culture de la carotte en Belgique et il s'est conclu en déclarant
que la qualité de la carotte belge avait surpassée celle de la carotte française.
M Lapin s'est évanoui et quand il a repris conscience, il a décidé à déménager à Bruxelles.
7.
Rêves dans les fers Tragi-comédie en 3 actes
Rousseau disait: « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers.»
Cette affirmation ne semble pas être vraie. Comment l’homme est-il né libre ? Il n’est pas capable
de parler, de marcher, de penser ou encore de manger par lui-même lorsqu’il est né – une créature
exigeante, bête et inutile.
Je pense que c'est l’inverse : un homme est né esclave mais il devient plus et pus libre au cours de sa vie.
J’ai décidé d’écrire une petite pièce de théâtre de l’absurde, comme celles d’Ionesco ou de Beckett.
**************************************************
Acte 1
Un matin, au cœur de Paris, dans un hôpital de maternité chic.
Jacques, médecin, 30 ans : Bonjour Maude.
Maude, infirmière, 40 ans : Bonjour Jacques.
Jacques : J’espère qu’il n’y aura pas de jumeaux qui vont naître aujourd’hui. Deux fois le travail,
même salaire.
Maude : Je pense qu'on aura six ou sept naissances aujourd’hui.
Jacques : Donc 6 carafes de vin suffiront. Et une bouteille de cognac, bien sûr.
Maude : On en a sûrement besoin dans ce boulot.
Jacques : Je déteste mon métier. Je voulais devenir ramoneur lorsque j’étais jeune.
Maude : Moi, aussi. Air frais, bonne vue, loin de tous les soucis.
Ils dansent en chantant :
Oh, quel bonheur,
D’être ramoneur,
Grimper sur les toits
Est mon vrai choix.
Jacques : Six ou sept naissances, vous dites ? Ils ne s’arrêtent jamais. Quelque philosophe sot a
dit que nous sommes nés libres. Quelle blague !
Les limaces sont plus libres, ils sont indépendantes des la naissance.
Maude : Et les nourrissons puent tellement, ils sont si laids !
Plus tard, à la fin de la journée.
Jacques : Bon, c’était le dernier. Un garçon, pas si moche que les autres. Bonne chance petit
môme.
Ivre, il s'évanouit et roule sous la table.
Maude, a l’audience : Les parents veulent nommer l’enfant après Jacques, comme un signe de
remerciement.
Elle finit son cognac. Elle se renverse aussi et elle roule sous la table.
En chœur les nouveau-nés de la chambre voisine entonnent :
Bleu comme couleur
Né dans la douleur
Ni muscles ni dents
Et incontinents.
Un penseur estimé
Souvent imprimé
Il a mis dans son livre
Que nous sommes nés libres !
Cher savant réputé
A priori
Cette théorie
Est facile à réfuter !
On nous remplit la bouche
Et nous salissons les couches
Jour ou nuit
C'est l'ennui.
Peu à peu, on entend des ronflements partout.
Une voix faible de bébé :
Quand je serai grand je veux être ramoneur !
Acte 2
15 ans plus tard. 7eme arrondissement, Paris, appartement luxueux.
Jacques, lycéen, 15 ans, dîne en compagnie de ses parents.
Jacques : Je veux être ramoneur.
Père : Jamais. Assez de rêves sots.
Mère : Jamais, jamais. Il faut que tu deviennes médecin.
Jacques danse en chantant :
Ramonage le jour, poésie le soir
Rien à manger, absinthe à boire
La belle vie de bohème
Va inspirer mes poèmes
Comme écrivain
Je serai divin.
Père danse en chantant :
Médecin ou avocat
Comme ta mère et moi.
Toutes les nuits de la bonne champagne
Une grande maison a la campagne
A Cannes un bateau à voile
Ici, les murs couverts de toiles.
Mère danse en chantant :
Cesse de rêver, réveille-toi
Tu dois faire comme ton père et moi
Des tas d’argent à la banque
Seul un château qui nous manque.
Chien, de son lit (style Louis XIV) :
Tout de suite
Je veux de la truite
Bien cuit
Ou je fais pipi
Sur le tapis !
Mère et père danse en chantant :
Notre fils adorable
Si tu es raisonnable
Nous t’achèterons
Une voiture décapotable.
Jacques chante :
D’accord !
Je serai ravi
De suivre votre avis
Si vous pouvez
Ajouter
Une semaine de vacances
Au Ritz
A Biarritz.
A l’audience :
Je ne serai pas le nouveau Pagnol
Mais j’aurai mon propre bagnole.
A cet instant, comme coïncidence, un ramoneur tombe du toit. *
* Idée de la femme de l'auteur.
Il chante du trottoir :
Il serait très bien
D’être chirurgien
Ma mère m’a dit tant de fois
Que la médecine est un meilleur choix.
Acte 3
Encore 15 ans plus tard. Même hôpital de maternité comme dans le 1ere acte.
Jacques, médecin, 30 ans : Bonjour Cecile.
Cecile, infirmière, 40 ans : Bonjour Jacques.
Jacques : J’espère qu’il n’y aura pas…. Etc. etc.
8.
En 1968, il y avait des manifestations violentes à Paris, mais le petit garçon les avait ignorés. Il vivait
beaucoup plus loin à l’est, à l’un des carrefours de l’histoire.
L’occupation de la Tchécoslovaquie par les troupes russes était en cours et il pouvait entendre leurs
chars la nuit.
Il passait l’été chez ses grands-parents, dans leur village qui se situait à côté du fleuve de Danube.
Un jour son cousin Jules et lui nageaient dans la rivière puis ils ont été ramenés par les gardes-frontière.
Son oncle qui vivait avec les grands-parents avait un problème existentiel. Il avait passé du temps à
l’hôpital pendant quelques mois et après une des infirmières était enceinte. Quel scandale !
L’enfant aimait beaucoup son oncle. Il était projectionniste et le champion d’échecs de la région.
Il faisait de l’archéologie comme passe-temps, il pouvait donc parler pendant des heures sur la Rome
antique qui avait au un grand camp militaire à l'endroit du village.
Son grand-père était jardinier, il avait un vignoble et un verger. Il travaillait beaucoup et il était toujours
de bonne humeur. Grand-mère aussi travaillait beaucoup autour de la maison, avec la cuisine et les
animaux. Elle était assez grasse et le grand-père était très mince. Ils avaient un bon mariage.
Les nuits, ils écoutaient à la radio, aux feuilletons radiophoniques, aux émissions en directe des pièces
de théâtre et aux adaptations de romans. La grand-mère faisait des mots croisés. Il l’adorait, ils étaient
les meilleurs amis.
Plus tard quand la nuit tombait, le petit garçon voyait les milliards d'étoiles à travers la fenêtre et il
entendait la vielle horloge.
Le garçon du voisin avait une cousine qui les rendait visite. Elle avait son âge et elle était très belle.
Il en tombé amoureux. Heureusement ou peut-être malheureusement, elle n’en savait rien, elle était
polonaise et ils ne pouvaient pas se parler.
Gabrielle qui était dans la même classe que le garçon, était sa petite amie et elle lui avait promis qu’ils se
marieraient quand ils seraient grands.
Il était amoureux de deux filles blondes ! La vie était belle, pourtant compliquée.
9.
Correspondance avec le Président de la République
Cher M. le Président,
Je suis australien et je fais un cours de français pour débutants.
Le devoir de la semaine dernière était de proposer un nouveau festival pour la France.
Apres ma présentation, mon professeur m'a dit que je devrais la proposer aux fonctionnaires français.
Je vais donc proposer au plus haut fonctionnaire de la nation. Pourquoi pas ? La voici donc, qui sait,
peut-être elle pourrait devenir une nouvelle tradition ? Imaginez des dizaines de milliers de chiens à la
marche, montant à Montmartre...
Pour le devoir, j'ai fait une affiche ainsi, avec le Sacre Cœur, et mon chien, et certains textes tels que
"Nouvelle fête, récemment importe d'Australie", "Droit d’entrée : 10 euros pour les humaines, gratuit pour
les chiens. Tout l'argent va à la Société protectrice des animaux ".
S'il vous plait trouvez la présentation à la fin de ce courriel. Il serait si bon de recevoir une réponse, dont
je pourrais montrer dans la classe et devenir un héros instantané...
Merci Beaucoup,
Cordialement,
M. XXXX YYYY, Canberra, Australie
Chaque année en mai, dans beaucoup de villes australiennes, il y a un événement appelé “Marche de
million des pattes”. Des milliers de propriétaires promenaient leurs chiens. A Canberra, l’événement a
lieu autour du lac.
Il y a un droit d’entrée et on peut acheter des marchandises et tout l’argent va à la RSPCA, qui est une
organisation australienne de protection des animaux.
Je pense que la France doit avoir une fête annuelle similaire.
A Paris, je propose une promenade à travers Montmartre, partant Place Pigalle puis montant a Sacre
Cœur, puis redescendant par une autre, longue route.
Les Parisiens vont adorer ce nouveau festival, parce qu’ils aiment les chiens, et aussi, à Montmartre il
est facile de s’arrêter pour quelques minutes et avoir un verre et un flirt.
*****************************************************************
Réponse :

SCP/CdO/E065338
Cher Monsieur,
Le Président de la République française a bien reçu votre message et m'a confié le soin de vous répondre.
Soyez assuré de toute l’attention portée à votre démarche et à votre suggestion.
Bien cordialement.
Le Chef de Cabinet Guillaume LAMBERT
Voici une histoire inattendue. Sa fin est même aussi incroyable qu'étonnante.
L’autre jour, je marchais vers mon travail en révisant dans ma tête la conjugaison du verbe « recevoir », au
conditionnel passé, quand un vaisseau spatial à deux places a atterri à côté de moi.
Et qui saute du vaisseau, si ce n’est pas ma chienne Yody, qui a quitté ce monde il y a des années !
Elle : Salut, papa ! Tu as pris du poids !
Moi : Tes premiers mots, petite méchante ! Ça va, alors ?
Elle : Très bien, on profite du paradis. La nourriture est excellente ! Tu vas bien ? Et maman ?
Moi : Oui, oui. Nous allons bien. Maman, elle achète encore trop de chaussures. Mais tu nous manques.
La mort, c’est impossible à comprendre.
Elle : Vous me manquez aussi. Je vous regarde d’en haut. Merci pour le joli tatouage, le dessin me
ressemble tellement !
Moi : Comment est le paradis ?
Elle : Tu veux le voir ?
Elle tire de sa poche un téléphone portable, tout en or et en diamants.
Elle (au téléphone) : Coucou, Jésus, puis-je parler à ton père ?
Ah, bon. Salut Dieu. Peux-tu faire ranger les cieux un peu, je vais montrer l’endroit à mon papa.
Nous décollons. Pendant une heure, elle me fait faire le tour du paradis. Pas mal ; la langue officielle
est le français, le café vient de'Italie, le vin de'Australie. Il y a beaucoup de cinémas et de librairies, et
bien sûr, on a l'éternité pour regarder des films et lire des livres. Yody est un bon guide, elle
connaît tout le monde.
Puis, nous devons nous dire au revoir.
En retournant sur terre, je recommence à marcher et à conjuguer.
Et voilà, la vraie surprise, la chose la plus inattendue !
Je peux conjuguer le verbe sans faute !
11.
Yody
Aquí está una historia inesperada. Su final es tan increíble como sorprendente.
El otro día estaba caminando hacia el trabajo mientras que intentaba conjugar el verbo
"tener" en el condicional perfecto en mi cabeza, cuando una nave espacial de dos plazas aterrizó cerca
de mí.
! Y saltando de la nave, quien fue si no mi perrita Yody, que dejó este mundo hace unos años!
Ella: ¡Hola, papá! ¡ Has ganado peso!
Yo: ¡Tus primeras palabras, pequeña granuja! Bueno, ¿Y cómo te va?
Ella: Bueno, disfruto del paraíso. ¡La comida es excelente! ¿Estás bien? ¿Y mamá?
Yo: Sí, sí. Estamos bien. Mamá todavía compra demasiados zapatos. Pero te echamos de menos. La
muerte es imposible de comprender.
Ella: Yo también os echo de menos. Os miro desde arriba. Gracias por el bonito tatuaje, ¡el dibujo se me
parece tanto!
Yo: ¿Cómo es el cielo?
Ella: ¿Quieres verlo?
Ella saca de su bolsillo un teléfono móvil, hecho de oro y diamantes.
Ella (al teléfono): Hola, Jesús, ¿puedo hablar con tu padre? Ah bueno. Hola Dios. ¿Podrias ordenar el
cielo un poco? Voy a mostrarselo a mi papá.
Despegamos. Durante una hora ella me hace dar una vuelta por el paraíso. No está mal; el idioma oficial es el
español, el café viene de México, el vino es australiano. Hay muchos cines y librerías, y
por supuesto, hay tiempo infinito para ver películas y leer libros. Yody es una buena guía, ella conoce a
todo el mundo.
Entonces, tenemos que decir adiós.
Volviendo a la Tierra, empiezo a caminar y conjugar.
¡Y esta es la verdadera sorpresa, la más inesperada! Puedo conjugar el verbo ¡sin errores!